Au nom d'Allah le Tout miséricordieux, le Très miséricordieux: Aisha(das)

Au nom d'Allah le Tout miséricordieux, le Très miséricordieux: Aisha(das)
Originaire de la Tribu des Kinana, Aisha était née environ 9 années avant l'Hégire, alors que la Révélation avait débuté depuis environ 3 ans. Elle était la fille d'Abû Bakr, ami fidèle et Compagnon le plus proche du Prophète qu'on appelait «As-Siddîq » (le véridique). C'est en compagnie de celui-ci que le Prophète accomplit l'Hégire vers Médine. Abu Bakr était marchand de vêtements à la Mecque.



La mère de Aisha, Um Rummân, était la fille de Umayr ibn Amr. Elle fut - avec son époux - parmi les premiers musulmans dès la première année de la Révélation et connut toutes les persécutions menées contre les fidèles de la nouvelle religion. Elle fut très active aux côtés de son époux et le Prophète lui annonça qu'elle aurait une place aux Paradis. Elle mourut avant la disparition de l'Envoyé d'Allah et ce fut lui qui la déposa dans sa tombe. Aisha nous a rapporté : « Je n'ai pas connu mon père et ma mère autrement que pratiquant la religion musulmane. »

Outre son frère 'Abdallah, Aisha avait une demi-s½ur, Asmâ , fille d'Abû Bakr.



En ce qui concerne le mariage du Prophète avec Aisha , on nous rapporte que l'Envoyé d'Allah vit en rêve l'Ange Gabriel lui présenter un morceau d'étoffe dans lequel quelque chose était enveloppé. Le Prophète lui demanda : « Qu'est-ce ? » et l'Ange Gabriel lui répondit : « Ta femme ! » En soulevant un coin de l'étoffe, il découvrit la jeune Aisha . Ce message lui parvint comme un ordre divin. Il se rendit donc chez son ami Abu Bakr pour lui demander la main de sa fille, que ce dernier lui accorda avec joie. On situe cet événement aux alentours de l'an 3 avant l'Hégire (620 ap. J. C.).

Aisha avait déjà été demandée en mariage par une famille de polythéistes, mais ceux-ci se mirent à craindre qu'en mariant leur fils avec Aisha , il n'embrasse également la nouvelle religion et abandonne leurs traditions. Ils furent donc extrêmement contents lorsqu'une opportunité leur permit de renoncer à cette union. [...]

Le jour où elle entra dans la Maison du Prophète, les choses se déroulèrent avec la plus grande simplicité, le repas de noces également. Ce jour-là, il n'y avait dans la maison qu'un bol de lait. L'Envoyé d'Allah en but une gorgée, donna le bol à Aisha qui en but également une gorgée, ainsi que les quelques autres personnes présentes. On était au mois de Shawwâl.

Aisha fut installée dans son appartement dont l'unique porte donnait sur la mosquée et fermait par un simple rideau. Le mobilier consistait en un matelas, un oreiller de fibres de dattiers, un tapis, deux jarres, l'une pour les dattes, l'autre pour la farine, ainsi qu'une cruche pour l'eau et un bol. Il y avait aussi une lampe à huile, qui, faute d'huile, ne fonctionnait pas souvent. Nous avons vu que le mobilier de chacune pouvait être différent en raison de ce qu'elles avaient apporté avec elles ou reçu en cadeau de leurs familles.

C'est la seule femme vierge que le Prophète épousa, toutes les autres Épouses avaient été déjà mariées et étaient devenues veuves. On nous rapporte que Aisha était jolie. Dinet écrit qu'elle était gracieuse, très spirituelle et instruite. Plus tard, Aisha devait dire que parmi les Épouses, certaines étaient plus belles, en particulier Zaynab, Juwayriya et Safiya (Qu'Allah soit satisfait d'elles). Nous savons que Aisha fut, après Khadîja , l'Épouse préférée du Prophète . Mais elle n'était pas la « préférée » pour sa seule beauté, ni sa jeunesse, mais plutôt pour son intelligence et la vivacité de son esprit. Aisha a été choisie par "destin d'Allah" ; Allah est Le plus Savant ! Sa jeunesse était précisément un atout majeur pour la mission qu'elle allait devoir remplir tout au long de sa vie, comme nous le verrons plus loin.

On nous rapporte qu'un Compagnon posa la question au Prophète :

« Qui aimez-vous le plus ? » - « Aisha, répondit-il » - « Pour les hommes, précisa-t-il. » - « Le père de Aisha ! » - « Et après lui ? » - « 'Umar ibn Al-Khattâb. » Puis, il énuméra d'autres personnages.» [Rapporté par Bukhârî]



II avait besoin d'une femme jeune, intelligente et enthousiaste, capable d'assimiler et d'interpréter les lois de l'islam auprès des femmes. Or, dès sa plus petite enfance, elle voyait le Prophète pratiquement chaque jour, lorsqu'il rendait visite à son ami Abu Bakr, dans sa maison, lui transmettant, au fur et à mesure, les versets du Coran qui lui étaient révélés par l'Ange Gabriel. Ils évoquaient également ensemble les différents événements concernant la Communauté des musulmans. Elle était vive et intelligente, nous l'avons dit, et elle apprit donc, dès son jeune âge, de la bouche même du Prophète , au fur et à mesure de la Révélation et des événements, tant avant qu'après son mariage, tout ce qu'elle devait savoir pour la mission d'enseignante qui allait lui incomber tout au long de sa vie.



Elle avait les qualités requises et, en raison de sa jeunesse qui la rendait assez perméable, elle était davantage susceptible de recevoir et de retenir, pour ensuite retransmettre les enseignements de l'islam. Elle était encore jeune au moment de l'Hégire. Cependant, chacun était unanime à dire que nul ne pouvait mieux raconter tous les détails de l'Émigration, même plusieurs années après. Toute jeune fille qu'elle était alors, elle participa avec sa s½ur Asmâ aux préparatifs secrets destinés au voyage du Prophète et de son père Abu Bakr. Plus tard, lorsqu'elle fut entrée dans la Maison de l'Envoyé de Dieu, son éducation se poursuivit.

Dès qu'il rentrait, elle lui posait des questions. Lorsqu'il parlait aux gens dans la mosquée, elle se tenait auprès de la porte de son appartement, écoutant ce qu'il disait afin de profiter de son enseignement. C'est notamment par le fait de toutes les questions qu'elle posait à l'Envoyé d'Allah que nous sont parvenus bon nombre d'enseignements et de traditions.

Il nous a été rapporté que son savoir était égal à celui de tous les Compagnons et des Mères des Croyants réunis. Cela est facile à expliquer : elle était presque toujours présente lors des entretiens que le Prophète avait avec les Compagnons lorsqu'il leur transmettait la signification du message divin. Elle le voyait vivre au quotidien et rien de ce qu'il disait ou faisait ne lui échappait.

Ibn Abu Hurayra nous rapporte que :

« Aïsha, épouse du Prophète, n'entendait jamais une chose qu'elle ne comprenait pas, sans revenir à la charge auprès de lui, jusqu'à ce qu'elle l'eût bien saisie. » [Rapporté par Bukhârî]

Elle est reconnue pour avoir été l'une des plus grandes juristes de son époque. Elle avait, en outre, un goût développé pour les lettres et se distingua dans la poésie. Nous devons à l'insatiable curiosité de Aisha , des enseignements sur les sujets les plus divers. En voici quelques exemples :

- A la suite de la question sur le jihâd : « Ne pourrions-nous pas la faire ? » « Non, lui répondit le Prophète, le jihâd la plus méritoire pour vous les femmes, c'est un pèlerinage pieusement accompli » [Rapporté par Bukhârî] Ou selon une autre version : « Votre jihâd, c'est le pèlerinage ! »

- Le consentement obligatoire de la future épouse à son mariage. « La vierge a honte » avait fait remarquer Aisha . Le Prophèteavait alors précisé : « Son consentement vaut par son silence. » [Rapporté par Bukhârî]



Nous verrons que de nombreux événements furent générateurs d'enseignements importants à la fois pour les femmes et pour l'ensemble des musulmans.

Aisha connaissait la généalogie et l'histoire de toutes les tribus de l'Arabie préislamique, ce qui était très important pour la « stratégie » que le Prophète dut mettre en place, afin que la Communauté puisse nouer des alliances avec les unes et les autres. Et nous constaterons que plusieurs des mariages du Prophète participèrent à ces rapprochements.

Aisha passe encore pour avoir eu de bonnes connaissances en médecine. Il semble qu'elle ait acquis ce savoir en particulier lors de la maladie du Prophète, alors que de nombreuses délégations se sont succédé à son chevet, en provenance de toutes les régions de l'Arabie, pour tenter de le délivrer de son mal, en lui prescrivant des médicaments que Aisha se chargeait elle-même de préparer.



On nous rapporte aussi à son sujet qu'elle participa, avec certaines des Épouses et d'autres femmes parmi les premières musulmanes, à plusieurs des campagnes militaires qui eurent lieu, notamment à Uhud, à la Guerre du Fossé, où les femmes apportèrent leur participation active en soignant les blessés et donnant à boire aux combattants. Le hadîth rapporté par Anas en témoigne :

« Je vis Aisha et Um Salama, les vêtements retroussés au point que je pouvais apercevoir le bas de leurs jambes, bondir avec les outres sur le dos et les vider dans la bouche de la troupe. Ensuite, elles venaient remplir leurs outres et retournaient à nouveau les vider dans la bouche de la troupe. » [Rapporté par Bukhârî]

Nous savons qu'il y eut des femmes musulmanes à toutes les campagnes militaires, sauf la première, à Badr. [...]

On signale que du vivant de l'Envoyé d'Allah, on comptait déjà 20 femmes juristes parmi les Compagnons. C'est dire l'importance du savoir pour tous les musulmans, y compris les femmes.

« La recherche du savoir est une obligation pour chaque musulman. » [Rapporté par Bukhârî et Ibn Mâja]

Mais revenons à Aisha pour dire que nous lui sommes redevables d'un grand nombre de ahadith (environ 2.200). À ce propos, le Prophète a dit : « Aisha est la moitié de la religion ».

Le rôle de Aisha au sein de la famille du Prophètefut des plus important. Aisha fut, nous l'avons déjà dit, après Khadîja , l'Épouse préférée du Prophète. Anas ibn Malik a rapporté que le Prophète a dit : « La supériorité de Aisha sur les autres musulmanes est comme celle du tsarîd sur les autres mets. » II s'agissait du plat que préférait le Prophète.

De nombreux événements ont marqué la vie conjugale du Prophète.

Aisha était assez spontanée... ce qui provoquait parfois quelques incidents ; mais ceux-ci furent autant d'enseignements donnés aux musulmans, soit que la révélation d'un verset, soit qu'une parole ou un acte du Prophète soient parvenus aux musulmans avec, pour objectif essentiel, de les instruire dans leur religion en leur montrant la solution en fonction des circonstances. Nous relaterons ci-après ceux des événements qui semblent les plus marquants du point de vue des bienfaits apportés à la Communauté, événement liés à la présence de Aisha dans la maison de l'Envoyé d'Allah.



1 - L'affaire de la calomnie

L'affaire se situe en l'an 5 de l'Hégire. Aisha doit avoir autour de 14 ou 15 ans. Cet incident eut un caractère plus grave que tous ceux qui émaillèrent la vie de Aisha. Il survint après la révélation concernant le port du voile. Lorsque l'une des Épouses voyageait avec le Prophète, on descendait son palanquin de son chameau au moment des haltes. Ainsi, lorsqu'elle avait besoin de s'isoler un moment, elle le faisait de façon discrète, en s'éloignant du camp.



Il arriva donc, lors d'une halte, au retour de la campagne victorieuse menée contre la tribu des Banul Mustaliq, tandis que Aisha avait quitté son palanquin, que le Prophètedonna le signal du départ et le palanquin de celle-ci fut remit sur le chameau. Compte tenu de sa légèreté, personne ne s'aperçut qu'elle n'était pas à l'intérieur, et la caravane reprit la route sans elle. Lorsqu'elle revint au camp, elle ne trouva plus personne ; sans s'affoler, convaincue qu'on s'apercevrait rapidement de son absence et qu'on reviendrait la chercher, elle demeura sur place et s'endormit.

Au petit matin, c'est un membre de la caravane, Safwân (dont la mère était la tante maternelle d'Abû Bakr), qui la trouva ainsi endormie. Il avait marché toute la nuit (il était chargé d'assurer l'arrière-garde afin de récupérer les retardataires ou encore les objets perdus). Il l'appela, puis la reconnaissant, la fit monter sur son chameau et la ramena en tenant l'animal par la bride, à marche forcée, pour rejoindre la caravane au moment où celle-ci faisait une nouvelle halte.

Cet incident - qui se situe après la révélation sur le voile - n'aurait pas eu d'autres suites si la jalousie n'avait habité le c½ur de quelques personnes, les unes à l'égard de Aisha , les autres à l'égard de Safwân. Le voyage se termina sans que rien ne survienne. Arrivée à Médine, Aisha tomba malade pendant un mois. Elle n'imaginait pas qu'elle et Safwân étaient l'objet d'une telle « affaire ».

Le Prophètevenait d'épouser Juwayriya , fille du chef de la tribu des Banul Mustaliq et ne se doutait pas non plus de ce qui se tramait. C'est pourtant à ce moment que débuta la calomnie contre Aisha et Safwân. Ce que le Prophète finit par savoir. Aisha s'étonnait de ce que l'Envoyé d'Allah ne s'attarde guère auprès d'elle alors qu'elle était malade. Il prenait de ses nouvelles et repartait, sans rester pour bavarder avec elle selon son habitude. Elle n'apprit les rumeurs calomnieuses dont elle était l'objet qu'après être rétablie, de la bouche de Um Mistah, mère d'un des auteurs de la rumeur.

Aisha en fut abasourdie et tomba de nouveau malade. Elle demanda au Prophète la permission de se rendre chez ses parents, afin de s'assurer auprès d'eux de ce qu'elle venait d'apprendre. Elle interrogea sa mère ; Um Ruman lui confirma la rumeur qui circulait, mais tenta de la réconforter en lui disant de ne pas trop attacher d'importance à ces commérages, [...].

Aisha , au lieu d'être réconfortée ou rassurée, pleura abondamment. On nous dit même qu'elle se serait évanouie.

Mais, contrairement à ce que pensait sa mère, aucune des Mères des Croyants (Qu'Allah soit satisfait d'elles) ne prit part à ces rumeurs. Il s'agissait de femmes pieuses et dignes, et, quelque motif de jalousie qu'elles auraient pu avoir, aucune ne contribua à colporter ces bruits. Bien au contraire, elles parlaient toutes en faveur de Aisha .

Par contre, Hamna, la s½ur de Zaynab bint Jahsh, une des Épouses, participa à la calomnie, espérant discréditer Aisha au profit de Zaynab , aux yeux du Prophète. Mais Zaynab ignorait tout. On nous rapporte même que, comme les autres Épouses, le Prophètel'interrogea sur ce qu'elle savait. Elle avait répondu :

« Ô Envoyé d'Allah ! Je respecte mes yeux et mes oreilles. Je ne sais que du bien. » Et aisha ajouta : «Zaynab était la seule des Épouses qui fut sur un pied d'égalité avec moi. Allah la préserva à cause de sa réserve. Sa soeur se mit alors à lui être également hostile. » [Rapporté par Bukhârî]

En réalité, la calomnie avait pris naissance par un certain Ibn Ubbay et quelques autres « hypocrites », puis fut reprise et propagée par Mista (pour se venger d'un différend entre lui et Abu Bakr) et par le poète, Hassan Ibn Thâbit (qui avait un grief contre Safwân), et enfin, Hamna, s½ur de Zaynab, dont nous venons de parler.

Aisha fut ramenée chez elle par ses parents. Elle ne cessait de pleurer et espérait être innocentée.

De son côté, le Prophète n'avait pas le moindre doute quant à l'innocence de sa jeune épouse et de Safwân mais il ne pouvait l'innocenter uniquement parce que sa conviction était faite. Il attendait de recevoir la preuve de cette innocence et comme celle-ci tardait, il interrogeait les autres Épouses et ses proches. Tous disaient la même chose :

« Cela n'est que mensonges. Nous ne connaissons de Aisha que du bien. » [Rapporté par Bukhârî]

Parmi les Compagnons, il interrogea également 'Ali ibn Abu Tâlib et Usâma ibn Zayd. Usâma, certain qu'elle était innocente également, conseilla :

« Garde ton épouse. Nous ne savons que du bien d'elle. » Quant à 'Ali, il lui répondit : « Ô Envoyé d'Allah, Allah n'a pas voulu te contrarier. Il y a en dehors d'elle beaucoup d'autres femmes. Interroge sa servante, elle te dira la vérité ! » [Rapporté par Bukhârî]

Cette réponse, un peu ambiguë, blessa Aisha qui s'en souvint longtemps après. Mais nous le verrons plus loin.

Le Prophète interrogea aussi la servante de Aisha , Barîra, qui répondit : « J'en jure par Celui qui t'a envoyé, je n'ai jamais rien vu de répréhensible, sinon qu'étant une toute jeune femme, il lui arrive parfois de s'endormir auprès du dîner de son mari et de laisser manger sa pitance par le mouton familier de la maison ! »

Le Prophète résolut d'évoquer publiquement cette affaire en s'adressant aux fidèles. Il leur tint à peu près ce langage:

« O Gens ! Que vous semble-t-il de ceux qui m'offensent au travers des membres de ma famille en répandant sur eux de faux bruits ? Par Allah, je ne connais que du bien des gens de ma maison et que du bien de l'homme dont ils parlent, qui n'est jamais entré dans l'une de mes maisons sans que je sois avec lui. » [Rapporté par Bukhârî]

II s'ensuivit même une altercation entre plusieurs personnes, et le Prophètedut ramener le calme entre eux. Aisha ignorait alors que le Prophète Muhammad l'avait ainsi publiquement défendue ; cependant, cela l'eut bien réconfortée. Elle continuait de pleurer tout en plaçant sa confiance en Allah. Il ne suffisait évidemment pas que le Prophèteet quelques autres personnes soient convaincus de l'innocence de Aisha et Safwân pour que tout rentre dans l'ordre ; il fallait une preuve et celle-ci tardait à se manifester !

C'est par les épreuves auxquelles II soumet les Croyants qu'Allah élève leur foi. Il y a là, pour tout musulman, de quoi méditer sur le fait que la confiance en Dieu est essentielle dans les moments difficiles de l'existence.

Un mois s'était écoulé depuis le début de l'affaire. Un jour, alors que ses parents étaient près d'elle, ainsi qu'une femme des Ansar venue la réconforter, Aisha vit le Prophèteentrer chez elle. Il la salua et s'assit, ce qu'il n'avait pas fait depuis le début de sa maladie.

Bukhârî nous rapporte que le Prophèteprononça la shahâda, puis s'adressa à elle en ces termes :

« O 'Aïsha, il m'est parvenu telle ou telle chose sur ton compte ; si tu es innocente, Allah te justifiera ; si tu as commis quelque faute, demande pardon à Allah et reviens à Lui. Le fidèle qui reconnaît ses fautes et qui revient à Allah, Allah revient à lui. »

À peine avait-il achevé de parler qu'elle cessa de pleurer et, s'adressant à son père, le pria : « Réponds à l'Envoyé d'Allah pour moi ! » Abu Bakr lui dit alors : « Je ne sais pas quoi lui dire ! » Elle adressa la même demande à sa mère, qui lui fit la même réponse. Alors, s'adressant elle-même au Prophète, elle lui dit :

« Je sais que vous avez entendu ce que les gens disent ; cela est entré dans vos âmes et vous y ajoutez foi. Si je vous dis que je suis innocente - et Allah sait que je suis innocente - vous ne me croirez pas. Mais, si je vous avouais que j'ai commis ce dont Allah sait que je suis innocente, vous me croiriez. Je vous dirai donc ce qu'a dit le père de Joseph :

{ La résignation est une belle chose et Dieu me viendra en aide contre ce que vous avez raconté.} [Sourate 12 – Verset 18]

II s'agit-là des paroles de Jacob à ses fils venus lui annoncer la mort de Joseph, alors qu'ils s'étaient mis d'accord entre eux pour le jeter dans un puits.

Après cette réponse, Aisha retourna s'allonger sur son lit tandis que le Prophète prolongeait sa visite, avec ses parents. Et, tandis qu'il était encore là, il reçut la révélation qui innocentait enfin Aisha :

« Oui, ceux qui sont venus avec la calomnie, c'est tout une bande des vôtres. Ne la comptez pas pour un mal, au contraire, cela vous est un bien. À chacun d'eux ce qu'il gagne comme péché. À celui, cependant, qui se charge de la part la plus grande parmi eux, un énorme châtiment.

Pourquoi, lorsque vous l'avez entendue (la calomnie), Croyants et Croyantes, n'avez-vous pas pensé à bien en vous-mêmes et n'avez-vous pas dit : "C'est une calomnie évidente."

Pourquoi les autres ne produisent-ils pas quatre témoins ? Alors, s'ils ne produisent pas de témoins, ce sont eux auprès de Dieu les menteurs. Et n'étaient la Grâce de Dieu sur vous, et Sa miséricorde ici-bas comme dans l'au-delà, un énorme châtiment vous aurait touchés pour ce que vous avez lancé.

Quand vous receviez sur vos langues et disiez de vos bouches ce dont vous n'aviez aucune science, et vous le comptiez pour rien, alors que - auprès de Dieu - c'était énorme.

Et pourquoi ne disiez-vous pas, lorsque vous l'entendiez : Qu'avons-nous à en parler ?
Pureté à Toi ! C'est une énorme calomnie !

Dieu vous exhorte à ne plus jamais répéter une chose pareille si vous êtes Croyants. Et Dieu vous expose les signes. Dieu, cependant, est Savant et Sage. » [Sourate 24 – Versets 11-18]

Le Prophèteredevint souriant et annonça à Aisha : « Ô 'Aïsha ! Allah te déclare innocente ! »

Ses parents, toujours présents, lui conseillèrent : « Va vers lui et sois-lui reconnaissante. » Mais elle leur répondit : « Je n'irai pas à lui et c'est Allah Seul que je vais louer. » Comme on le voit, malgré son jeune âge, Aisha avait du caractère et une forte personnalité.

Mais nous devons ici constater que la révélation de ces versets fut un grand bien pour la Communauté des musulmans ; ces versets, en effet, interdisent toute supputation sur la conduite d'une femme et il interdit de porter atteinte à qui que ce soit en l'accusant d'adultère, à moins de pouvoir présenter le témoignage de quatre personnes de bonne foi.



2 - L'ablution sèche (Tayamûm)

Aisha et Um Salama avaient accompagné l'Envoyé d'Allahlors d'une expédition. La troupe avait fait une halte au moment de la prière du soir et s'apprêtait à repartir lorsque Aisha s'aperçut qu'elle avait perdu le collier d'onyx qu'elle portait. Selon une version, il lui avait été offert par sa mère le jour de son mariage, selon une autre version, il lui avait été prêté par l'une des Mères des Croyants. On le chercha, en vain.

Le Prophètefit établir le camp pour la nuit. Mais il n'y avait pas d'eau à cet endroit. Les Compagnons se plaignirent à Abu Bakr de la futilité du motif qui les obligeait à passer la nuit dans cet endroit, les privant de l'eau nécessaire à leurs ablutions. Abu Bakr vint faire des reproches à sa fille et lui dit : « Tu crées constamment des problèmes... » Vers la fin de la nuit, le Prophète reçut une révélation qui institua l'ablution sèche (tayamûm).

[...] Si vous êtes malades ou en voyage, ou si l'un de vous revient d'un endroit où il a fait ses besoins, ou si vous avez approché vos femmes et que vous ne trouviez pas d'eau, faites ablution sèche en touchant une terre pure. Essuyez votre face et vos mains. Dieu est certes Pardonneur et Miséricordieux. [Sourate 4 – Verset 43]

Du coup, toute la troupe se réjouit alors et dit : « Ô Famille d'Abû Bakr ! Ce n'est pas votre premier don à l'Islam. »

Abu Bakr- qui était bien fâché contre sa fille - vint lui dire : « Je n'imaginais pas que tu puisses être la source d'une telle bénédiction pour les musulmans. Grâce à toi, les gens se sont vus accorder une grande facilité. »

Un autre hadîth nous rapporte que Usayd ibn Hudayr vint dire à Aisha :

« Allah te récompense en bien ! Car, par Dieu, il ne t'est jamais arrivé une chose déplaisante sans qu'Allah n'en ait fait quelque chose de bon pour toi et tous les musulmans. » [Rapporté par Bukhârî]

N'oublions pas que le moindre des déplacements dans cette région avait lieu dans le désert et les points d'eau étaient souvent éloignés les uns des autres, ce qui ne rendait pas les voyages faciles ! D'ailleurs, à propos de cette remarque, Abu Hurayraa rapporté que le Prophètea dit :

« Le voyage est un des aspects de la torture où le voyageur s'empêche de dormir, de manger et de boire. Lorsque vous avez terminé vos affaires, hâtez-vous de retourner dans votre famille. » [Rapporté par Bukhârî]

Cet événement eut donc une incidence bénéfique pour tous les musulmans qui, jusqu'à nos jours, utilisent ce moyen lorsqu'ils se trouvent dans des circonstances où ils n'ont pas d'eau. Puis, comme pour bien souligner que cet incident avait essentiellement valeur d'enseignement, le collier fut retrouvé sous le chameau de Aisha au moment où il se releva !



3 - L'affaire du pot de miel

Le Prophètes'attardait depuis quelque temps chez Hafsa, l'une des Épouses, qui lui donnait à boire du miel qu'elle avait reçu, ce qu'il appréciait particulièrement. Nous savons que le Prophète aimait les mets sucrés.

Aisha et quelques-unes des Épouses (Safiya et Sawda, semble-t-il) (Qu'Allah soit satisfait d'elles) se mirent d'accord pour dire au Prophète, lorsqu'il revenait, que son haleine dégageait une odeur désagréable. Cela mit un terme aux moments « gourmands » du Prophète, mais elles prirent conscience qu'elles l'avaient privé d'un plaisir. [Rapporté par Bukhârî]

Selon une autre version, il s'était attardé à boire du miel chez Zaynab. C'est à cette occasion que fut révélé le verset suivant :

Ô Prophète ! Pourquoi, en recherchant l'agrément de tes Épouses, t'interdis-tu ce que Dieu t'a permis [...] [Sourate 66 – Verset 1]



4 - Les bagages de Safiya

Au retour du pélerinage de l'Adieu, ' Aisha avait peu de bagages alors qu'elle montait un puissant chameau, tandis que Safiya, une autre des Épouses, avait des bagages lourds et un chameau faible qui ralentissait la marche de la caravane.

Afin de répartir la charge, le Prophètedonna l'ordre de placer un bagage lourd sur le chameau de 'Aïsha, sans avoir demandé l'accord de chacune. Aisha en fut contrariée.

Le Prophètelui proposa : « Veux-tu que Abu Ubayda arbitre entre nous ? - Non dit-elle, il ne me donnera jamais raison contre toi ! - Alors 'Umar ? Proposa-t-il. - Oh non ! J'ai peur de lui ! Même Satan a peur de lui ! - Eh bien, veux-tu que ce soit ton père, Abu Bakr ? »

Elle y consentit et on fit appeler Abu Bakr, qui, apprenant la cause de l'incident et l'entêtement de sa fille avant même que le Prophèten'ait terminé son exposé et que Aisha puisse défendre sa cause - leva la main et la gifla... Le Prophète l'arrêta en disant : « Je n'ai pas voulu cela. » II se leva et lava de ses mains le visage et la robe de sa jeune épouse. [Rapporté par Bukhârî]

[...] Bien des anecdotes nous ont encore été rapportées sur Aisha en particulier. [...]

Nous savons que l'Envoyé d'Allahconfiait à Aisha ses projets les plus secrets. Par exemple, en matière de stratégie, il lui arrivait de préparer une expédition en ne faisant part de ses intentions ou de la destination qu'à sa jeune épouse. À ceux qui venaient ensuite l'interroger sur tel ou tel sujet, elle répondait qu'elle ne dirait rien, même à son propre père !

Quant à Aisha , elle aimait tellement le Prophètequ'elle était inquiète dès qu'il s'éloignait. Un jour, elle l'entendit se glisser dehors en pleine nuit, et pour savoir où il se rendait, elle le suivit ; il allait au cimetière pour prier pour ceux qui étaient morts. Bouleversée, elle dit alors : « Je donnerais la vie de mon père et de ma mère pour lui ! » Souvent, il s'endormait la tête posée sur ses genoux.

Nous avons vu que Sawda , devenue âgée, lui avait cédé son jour de visite. Ainsi, le Prophètepassait plus de temps encore avec 'Âïsha, lui permettant encore de multiplier les occasions de parfaire ses connaissances. Lors de l'expédition de Khaybar, l'étendard (râyah) du Prophète fut confectionné dans la houppelande de Aisha. Il était noir et carré.



Sur la maladie du Prophète

Lorsque le Prophètefut atteint de la maladie qui devait l'emporter, il continuait de visiter successivement chacune de ses Épouses (Qu'Allah soit satisfait d'elles) et interrogeait chaque jour en disant : « Où serai-je demain ? » et ce, jusqu'au jour de sa visite chez Aisha , chez laquelle il restait calme, sans interroger sur le lendemain.

On nous rapporte qu'à partir du moment où il fut immobilisé par cette maladie, il sollicita des Mères des Croyants la permission d'être soigné chez 'Âïsha, ce qu'elles acceptèrent. [Rapporté par Bukhârî] Il fut donc transporté de l'appartement de Maymûna à celui de Aisha , soutenu d'un côté par 'Ali, de l'autre par 'Abbâs .

La maladie empirait. Toutefois, un jour, ilput se rendre dans la mosquée et il parla aux fidèles, invoquant longuement Allah pour les martyrs de Uhud en particulier. Puis, il donna l'ordre que soient fermées toutes les portes donnant sur la mosquée, sauf celle d'Abû Bakr.

Il vécut ses derniers instants chez Aisha . On nous rapporte que peu avant sa mort, le Prophètevit le frère de Aisha entrer dans la pièce avec un bâton de miswâk (brosse à dent naturelle). Aisha lut dans ses yeux qu'il en avait envie. Elle le mâchonna d'abord un peu et lui en frotta les dents. Puis, elle lui prit la tête et la plaça dans le creux de son épaule, afin qu'il soit aussi confortable que possible et c'est ainsi qu'il rendit le dernier soupir.

Aisha nous a rapporté au sujet de ses derniers instants que le Prophèterépéta : « II n'y a aucun dieu si ce n'est Allah lui-même. Quelle agonie que la mort. » Puis, Aisha l'entendit dire d'une voix à peine perceptible, « ...mais avec le Compagnon le plus haut », comme s'il faisait un choix.

Aisha nous dit encore : « J'étais jeune et je ne comprenais rien. Dans ma stupidité, le Prophète rendit le dernier soupir dans mes bras et je ne le sus pas. Ce n'est que lorsque les autres femmes présentes se mirent à pleurer que je compris ce qui s'était passé... » [Rapporté par Bukhârî]

Aisha a rapporté : « II mourut le jour même où c'était mon tour de le recevoir dans mon appartement. Allah recueillit son âme tandis que sa tête reposait entre ma gorge et ma poitrine et ma salive fut mélangée à la sienne. » [Rapporté par Bukhârî]

Le Prophètefut enterré sur place, dans la chambre de Aisha. Elle continua d'y habiter. Sawda, l'une des Épouses qui mourut en l'an 24 de l'Hégire, lui légua son appartement qui était mitoyen du sien, ce qui permit à Aisha d'agrandir son habitation devenue très petite du fait de la place occupée par le tombeau du Prophète. Lorsque, chacun à son tour, Abu Bakr, puis plus tard, 'Umar, quittèrent ce monde, ils furent tous deux enterrés auprès du Prophète.

On sait que lorsque 'Umar fut à l'agonie, il envoya son fils 'Abdallah chez 'Aisha , qui la trouva assise, pleurant. « 'Umar t'adresse le salut et te demande l'autorisation d'être enterré avec ses deux Compagnons. - Je l'aurais désiré pour moi-même, mais je lui donne la préférence sur moi-même. » [...]

Après la disparition du Prophète, elle continua d'occuper une place importante au sein de la communauté des musulmans, malgré sa jeunesse.

Elle jouissait d'une grande réputation. On venait la consulter. Elle était particulièrement savante en matière de jurisprudence. On nous rapporte qu'un grand nombre de Compagnons venaient étudier la jurisprudence islamique avec elle. Atâ a rapporté : « Aisha était plus instruite qu'aucun homme de son temps. »

'Aisha , avec quelques autres Compagnons, firent de Médine un centre d'études parmi les plus importants du monde pour l'époque. On nous précise encore que les gens qui avaient eu le privilège d'étudier avec elle étaient ensuite parmi les plus brillants. Au temps de leur califat respectif, Abu Bakr et 'Umar venaient consulter Aisha pour lui exposer tel ou tel problème auquel ils se trouvaient confrontés et l'interroger pour savoir ce que le "Prophète aurait dit ou fait en pareille circonstance". [...]

Alors qu'il était devenu à son tour calife, Mu'âwiya l'interrogea. Elle donna comme réponse ce hadîth de l'Envoyé d'Allah : « Celui qui essaie de contenter Allah, ne se préoccupant pas du mécontentement des gens, sera protégé contre la méchanceté des gens. Mais celui qui contente les gens en ne se préoccupant pas du mécontentement de Dieu, sera abandonné par Allah et à la merci des gens. »

Elle avait les moyens de vivre mieux car elle recevait, comme les autres Mères des Croyants, une pension versée par les Califes successifs. Mais Aisha , qui était d'une extrême générosité, chargeait sa servante, dès qu'elle recevait cette pension, de distribuer aussitôt le tout aux nécessiteux, négligeant de garder quelque chose pour elle. Le soir venu, elle disait à sa servante : « Pourquoi ne m'as-tu pas fait penser de garder de quoi dîner ce soir ? »

Ainsi donc, parfois, elle n'avait même pas de quoi dîner. Elle avait tellement pris l'habitude d'une vie frugale au cours de ses années difficiles passées dans la maison du Prophète, jeûnant beaucoup, qu'elle continua de vivre de la même manière après sa disparition, alors que les moyens de la communauté s'étaient améliorés.

Urwa a rapporté qu'un jour, il a vu Aisha qui avait reçu 70.000 dirhams, les distribuer aux pauvres, tandis qu'elle-même portait une chemise rapiécée.

Un Compagnon s'étant ému de ce qu'elle redistribuait aux pauvres tout ce qu'elle recevait au fur et à mesure, elle s'était écriée en l'apprenant : « Comment ? On m'interdirait mes libéralités ? » et elle avait bien entendu continué ses pratiques ! [Rapporté par Bukhârî]

Un jour, elle reçut - sur la demande de celui-ci - Hassan ibn Thâbit, qui avait été l'un des acteurs de l'affaire de la calomnie. Comme on s'était étonné qu'elle le reçoive, elle répondit : « Pourquoi pas. N'a-t-il pas été déjà frappé d'un terrible châtiment ? » II était, en effet, devenu aveugle.

Avant qu'elle ne meure, alors qu'elle était à l'agonie, Ibn 'Abbâs demanda à être reçu par elle. Comme elle hésitait, dans la crainte qu'il ne lui fasse des compliments, on lui fit valoir qu'il s'agissait de l'oncle paternel du Prophèteet l'un des principaux personnages parmi les musulmans. Elle le reçut donc.

- « Comment te trouves-tu, lui demanda-t-il ? » - « Bien, si je crains Dieu, répondit-elle. » - « Tu seras bien, s'il plaît à Dieu, car tu as été l'Épouse de l'Envoyé d'Allah et la seule vierge qu'il ait épousée. Enfin, la Révélation t'a reconnue innocente. »

Après cette visite, Aisha devait dire « Ibn 'Abbâs m'a fait des compliments. J'aurais préféré qu'on m'eût oubliée. »

Aisha vécut jusqu'à l'âge de 67 ans et mourut pendant le mois de Ramadan de l'an 57 de l'Hégire, sous le califat de Mu'âwiya.

Elle fut enterrée, comme elle l'avait souhaité, après la prière de la nuit, dans l'heure qui suivit sa mort, dans le cimetière des femmes à Médine, auprès de ses compagnes, les Mères des Croyants (Qu'Allah soit satisfait d'elles) qui l'avaient devancée.

Abu Hurayra fit la prière sur elle avec les autres Compagnons . Ce sont ses neveux qui la déposèrent dans sa tombe.


Qu'Allah soit satisfait de Aisha
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# Posté le mercredi 23 mai 2007 14:39

Au nom d'Allah le Tout miséricordieux, le Très miséricordieux: quelles escuses pour ne pas prier?

Au nom d'Allah le Tout miséricordieux, le Très miséricordieux: quelles escuses pour ne pas prier?
{ Ô homme! Qu'est ce qui t'a trompé au sujet de ton Seigneur, le Noble, qui t'a créé, puis modelé et constitué harmonieusement? Il t'a façonné dans la forme qu'Il a voulue.} [ Sourate 82, versetS 6 - 8 ]

"Venez à la prière, venez au succès !".

Voilà ce que répète inlassablement le mouadhen pourtant pas mal de personnes font la sourde oreille...

{Puis leur succédèrent des générations qui délaissèrent la prière
et suivirent leur passions. Ils se trouveront en perdition}
[ Sourate 19, verset 59 ]

C'est donc particulièrement pour ces gens là que j'adresse ce petit message. Quelles excuses a-t-on pour ne pas pratiquer la salat ? Voici quelques réponses qu'on entend souvent, avec une explication correspondante:



** Moi el hamdoulillah, je ne vole pas, je ne mens pas...je ne crois pas que ça soit si grave que ce ça. Mieux vaut être comme moi que faire la prière et en même temps mentir, sortir le soir dans les endroits haram comme j'en connais ! **

{ Les anges demanderont "qu'est-ce qui vous a acheminés à Saqar - enfer intense - ? ". Ils diront: "Nous n'étions pas de ceux qui faisait la salat } [ Sourate 74, verset 42 - 43 ]

"La première des actions sur lesquelles ont sera jugé le Jour de la Résurrection sera la salat. Celui qui l'aura bien accompli aura réussi, et celui qui l'aura négligé aura raté" Certes, le mensonge, le vol, la fornication sont de graves pêchers, mais l'abandon de la salat est pire encore .



** Je fais trop de bêtises pour pouvoir prier... ce serait de l'hypocrisie de ma part de prier comme ça! J'attends donc d'arrêter mes bêtises et je me lance dans la prière. **

{ La salat éloigne de la turpitude et du blâmable }
[ Sourate 29, verset 45 ]

{ Ô les croyants ! Cherchez secours dans l'endurance et la salat. Car Allah est avec ceux qui sont endurants }
[ Sourate 2, verset 153 ]

C'est la salat qui va te donner la force d'arrêter ce qui est blâmable en toi, c'est elle qui va t'aider à arrêter tous tes vices. C'est donc l'outil qu'il te faut !

{ Et accomplis la Salat aux deux extrémités du jour et à certaines heures de nuit.
Les bonnes oeuvres dissipent les mauvaises }
[ Sourate 11, verset 114 ]

"Les cinq prières sont l'exemple d'un fleuve passant près de sa porte et où l'on se lave 5 fois par jour...".

Si les prières sont faites pour nous laver de nos péchés, est-il normal d'attendre de ne plus faire de pécher avant de commencer à prier ? C'est comme quelqu'un qui dirait qu'il est trop sale pour se laver... ça n'a vraiment aucun sens.

D'autant plus que le fait de ne pas faire la salat est en soit même un grave péché..... la boucle est bouclée !



** Je suis trop jeune, je préfère profiter un peu de ma jeunesse...
et de toute façon je compte bien m'y mettre un jour ou l'autre. **

{ Et personne ne sait ce qu'il acquerra demain } [ Sourate 31, verset 34 ]

" Qu'attendez-vous si ce n'est une des 7 choses : ... la mort, le faux messie, ou l'heure du jugement et l'Heure est bien pire encore ! "

Es-tu sûr que tu vas vivre autant de temps que tu le penses ? Et surtout, es-tu sûr que même si tu vis jusqu'à avoir "profité" de ta jeunesse, que tu vas vraiment t'y mettre ? Ne penses tu pas que tu te mens à toi-même en remettant toujours les choses à demain ?

Je me rappelLE, quand j'étais encore à l'école et qu'on nous donnait des devoirs pendants les petites vacances, je me disais que j'allais laisser le week-end passer et je les feraiS le lundi... une fois lundi je me disais que j'avais encore le temps et que je pouvais les faire pour la 27me semaine... ainsi de suite jusqu'à me retrouver à la rentrée n'ayant presque rien fait ! Le résultat on le connaît, sauf que là on ne joue plus pour une note, pour passer une classe, ou pour avoir un emploi bien tranquille... non, ce coup si c'est vraiment du sérieux : on joue soit sa place dans les merveilles du Paradis pour l'éternité, soit sa place dans les tortures éternelles de l'Enfer ! Qu'Allah nous en préserve. Amine.



** C'est trop tard. J'ai trop déliré... Allah ne me pardonnera jamais ! **



{ Et ne désespérez pas de la miséricorde d'ALLAH. Ce sont seulement les gens mécréants qui désespèrent de la miséricorde d'Allah. } [ Sourate 12, verset 87 ]

"La porte du repentir est ouverte jusqu'à que se lève le soleil de l'occident - fin du monde - " Si Allah et son Messager te disent qu'il n'est pas trop tard, que veut tu que je te rajoute de plus ? Il sera trop tard uniquement quand tu seras sur ton lit de mort ou quand la fin des temps aura bien commencé.



** Je suis débordé, franchement pour l'instant je n'ai pas le temps.
Et d'abord ne dit-on pas: "le travail, c'est l'adoration ! ?". **

{ O hommes! Craignez votre Seigneur et redoutez un jour où le père ne répondra en quoi que ce soit pour son enfant, ni l'enfant pour son père. La promesse d'Allah est vérité. Que la vie présente ne vous trompe donc pas, et que le Trompeur - Satan - ne vous induise pas en erreur sur Allah} [Sourate 31, verset 33 ]

Le Prophète disait "Malheur à l'adorateur du dirham et du dinar" Si on compte en moyenne 5 minutes par salat et qu'on multiplie par 5 salat quotidiennes, on obtient un total de 25 minutes par jour, soit à peu près une minute par heure ! Qui d'entre nous serait assez radin pour refuser à son Créateur 1 minute par heure ??

D'ailleurs, si quelqu'un mériterais le plus de ne pas faire la salat à cause de ses occupations, ce serait bien le soldat en plein combat. Et bien non ! Même en plein combat il n'y a pas d'excuse pour délaisser sa salat - un groupe prie pendant que les autres les protègent, puis ils changent de rôle - .

Si le travail qui est en soi une chose honorable t'occupe au point de ne pas avoir le temps de donner 5 minutes à ton Créateur, alors c'est vrai tu es en pleine adoration : l'adoration de Satan, l'adoration de l'argent... mais certainement pas celle d'Allah .



J'ai peur d'arrêter... on m'a dit que si on commence la prière et que l'on s'arrête, c'était pire que de n'avoir rien fait.

{ Quiconque fait un bien fut-ce du poids d'un atome, le verra } [Sourate 99, verset 7 ]



" Mettez-vous à l'abri du feu ne serait-ce que par un morceau de datte et celui qui n'en trouve pas, par une bonne parole».

[ Rapporté par Boukhari et Mouslim ]

Comment celui qui essaye d'obéir à Allah et n'y arrive pas pourrait-il être pareil ou même pire que celui qui ne tente même pas le coup d'essayer ? C'est vraiment un mensonge évident que de dire de telles choses...

Celui qui fait la salat tous les jours puis s'arrête serait-il égal a celui qui ne s'est jamais prosterné ? Qu'est-ce qu'on fait quand un bébé apprend à marcher ? Bien qu'il tombe dans ses débuts et qu'on sait qu'il va sûrement encore tomber, On L'Encourage ! Ca serait bête d'empêcher à son bébé de marcher parce qu'on a peur qu'il tombe encore..... Non?



** La foi, c'est dans le coeur. **

{ Celui qui a créé la mort et la vie afin de vous éprouver qui de vous est le meilleurs en oeuvres }
[Sourate 67, verset 2 ]

Pourquoi sommes nous ici-bas ? Allah ne nous dit-Il pas :



{ Je n'ai créé les djinns et les hommes que pour qu'ils M'adorent }
[ Sourate 51, verset 56 ].

Et savez vous quelle est la définition de l'Adoration - Ibada - ? C'est un nom qui englobe les paroles et les actes apparents ou cachés. Alors sans actes y a-il une Adoration ? Et sans l'Adoration peut-on dire que nous avons la Foi ?



** Moi j'aimerais bien faire la prière, mais bon... j'ai un problème aux genoux. **

Allâh a dit : { Allah veut vous alléger les obligations, car l'homme a été créé faible } [ Sourate 4, verset 28 ]

Selon 'Imrân ibn Housayn, le Prophète a dit:

"Prie debout, si tu ne peux pas alors prie assis, si tu ne peux pas alors prie sur ton côté".
[ Rapporté par Al-Boukhâri, Mouslim, Ahmad ]

Et oui, l'Islam c'est la facilité ! Le malade n'a pas à souffrir pour accomplir la salat car Allah l'a facilité, de même quand on est en voyage – qui souvent est épuisant – alors on raccourcit notre salat. Quand on ne trouve pas d'eau pour se purifier, alors on peut le faire avec de la terre.

Tout cela pour qu'on n'éprouve aucune peine dans nos adorations !



Pour conclure, on voit bien qu'il n'y a aucun argument qui tienne la route pour celui qui ne pratique pas la salat. Satan, bien qu'il soit coriace, n'est pas très malin et c'est pour ça qu'avec l'aide d'Allah on voit bien que ce damné ne propose que des illusions. Allah nous dit : "La ruse de Satan est certes faible." [ Sourate 4, verset 76 ]

Que ceux qui ne pratiquent pas encore la salat se demande donc pourquoi... les autres sont-ils meilleurs que moi ? Sont-ils plus intelligents que moi ? Pourquoi eux, et pas moi ... Pourquoi ?

Quel sens a ma vie ici- bas, et vaut-elle la peine d'être vécu sans l'Adoration de mon Créateur ?

{ Dis : Ma prière, mes sacrifices, ma vie et mon trépas, je les offres à Allah, Maître de l'univers }
[ Sourate 6, verset 1]
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# Posté le mardi 22 mai 2007 14:36

AU NOM DE DIEU LE MISERICORDIEU LE TRES MISERICORDIEU: - Des preuves irréfutables de l'existence de Dieu -

AU NOM DE DIEU LE MISERICORDIEU LE TRES MISERICORDIEU: - Des preuves irréfutables de l'existence de Dieu -
Les savants musulmans ont divisé l'humanité en deux groupes: ceux qui croient que l'univers a été créé par Dieu et ceux qui pensent que c'est la nature.

Selon ces derniers, la nature est donc une force qui n'est douée ni de raison, ni de volonté et qui n'est point ordonnée.

Comment se fait-il que cette nature ait créé des êtres doués de raison, de volonté et un univers parfaitement ordonné alors que nous, humains, qui avons reçu l'intelligence et la volonté, sommes incapables de créer ne serait-ce qu'une fourmi ?

La raison est contrainte d'admettre que cette force est douée de sagesse, de volonté et qu'elle est ordonnée!




Personne n'a jamais vu un morceau de fer devenir une automobile sans intervention humaine ! Il a fallu un homme doué d'intelligence et de volonté pour travailler le métal, prendre des mesures précises, assembler les divers éléments - ce qu'un fou n'aurait pu faire - et voici qu'apparaît notre voiture dans toute son harmonie ! Cependant, cette automobile n'a ni c½ur, ni ouïe, ni vue, ni parole, ni intelligence, ni même d'estomac pour manger, boire et apprécier la saveur des aliments!

Et si nous abandonnons cette magnifique automobile dans la nature, elle ne deviendra jamais un chameau, même après des milliers d'années ! Plutôt, elle se rouillera et sera rongée par l'humidité, car la matière ne crée rien.



Dieu Le Très-Haut, par deux versets du sublime Coran, a mis au défi les négateurs athées :
« Ont-ils été créés à partir de rien ou sont-ils les créateurs ? Ont-ils créé les cieux et la terre ? Mais ils n'ont plutôt aucune conviction. » [Le Coran, sourate Ar-Tûr (no 52), versets 35-36 ]



Que dire de l'être humain, des animaux, des arbres tous créés selon leur propre spécificité. De la même terre, arrosée de la même eau, Dieu, Le Créateur Sage, fait sortir des fruits de couleurs, de saveurs et de formes variées.

Que dire de cet univers qui, avec ses étoiles, son soleil, ses planètes, fonctionne selon un calcul précis ?

Louanges à Dieu, le Parfait Créateur de toute chose !

Il a proclamé dans Son Livre les preuves de Son Existence et de Son Unicité :

« S'il y avait dans le ciel et la terre des divinités autres que Dieu, tous deux seraient certes dans le désordre. Gloire donc à Dieu, Maître du Trône; bien au-dessus des fictions qu'ils Lui attribuent » [ Le Coran, sourate les Prophètes (n° 21). verset 22 ]



L'ordre parfait qui règne dans l'univers est la preuve qu'il n'y a qu'un seul Maître !

Notre propre existence est une preuve éclatante de l'existence du Créateur, loué soit-Il !

En effet, nul ne peut douter qu'il existe et qu'auparavant il n'était rien:




« Un laps de temps ne s'est-il pas écoulé durant lequel l'homme n'était même pas une chose mentionnable ? En vérité, Nous l'avons créé d'une goutte d'un mélange de sperme, pour le mettre à l'épreuve. Nous l'avons pourvu d'ouïe, de vue Et mis sur la bonne voie, sans tenir compte de sa reconnaissance, ni de son ingratitude » [ Le Coran, sourate l'homme (n° 76) versets 1-3 ]



Nous sommes incapables de créer quoi que ce soit, ne serait-ce qu'un oeil de notre organisme!

Un jour dont nous ne saurions douter, nous allons mourir et ce corps retournera à la poussière: Celui-là même qui nous a créé une première fois, nous recréera une seconde fois le Jour de la Résurrection, cela est facile pour Lui:



« C'est de la terre que Nous vous avons créés, et en elle Nous vous retournerons, et d'elle Nous vous ferons sortir une fois encore » [ Le Coran, sourate Tâhâ (n° 20): verset 55 ]



L'Imam Abou Hanifa (que Dieu l'agrée) menait un combat sans merci à ceux qui ne croyaient qu'à la force du temps, les matérialistes. Un jour qu'il était assis dans sa mosquée, voilà qu'un groupe de ces gens l'entoura avec des sabres dégainés pour l'assassiner.

Il leur dit: "Répondez d'abord à l'une de mes questions puis faites de moi ce que vous voulez". Ils lui demandent: "Quelle est ta question?"





Il répond: "Que diriez-vous de quelqu'un qui vous dit: "J'ai vu un navire lourdement chargé de marchandises et entouré en pleine mer par des vagues déchaînées et des vents de toutes sortes. Ce navire poursuivait pourtant en toute quiétude son chemin à travers les flots sans capitaine pour le diriger, ni pilote pour rectifier sa marche". Est-ce que l'esprit accepte une telle affirmation?

Ils dirent: "c'est une chose inconcevable".


Abou Hanifa leur dit: "gloire et pureté à Dieu ! Si l'esprit n'admet pas qu'un navire avance en toute quiétude dans la mer sans pilote ni capitaine, comment peut-il admettre que ce monde se maintienne sans créateur malgré la diversité de ses états, l'étendue de ses limites et la disparité de ses contrées ?"

Ils fondirent en larme et lui dirent : "Tu as vraiment raison". Ils remirent leurs sabres dans leurs fourreaux et revinrent à Dieu repentants.



« Ô, l'homme! Qu'est-ce qui t'a abusé au sujet de ton généreux Seigneur ? Qui t'a créé puis t'a modelé selon les proportions les plus harmonieuses? En quelle belle forme Il t'a façonné, celle qu'Il a voulue! » [ Le Coran, sourate la Rupture (n° 82): versets 6-8 ]




Lors d'une émission télévisée, le grand physicien et astronome canadien Hubert Rives, résidant en France, fut interpellé en ces termes: "quelle est la question à laquelle vous n'avez jamais pu répondre de votre vie?". Ecoutons-le: "voyez-vous, j'ai étudié les galaxies et j'ai découvert qu'il y régnait un ordre parfait, puis j'ai étudié le règne végétal et animal et j'y ai constaté la même harmonie; puis je vois l'homme répandre sur cette terre le désordre, la guerre, le sang et l'injustice.

Comment se fait-il qu'avec cette intelligence qui lui permet de réfléchir, de comprendre et d'admirer cet ordre parfait dans l'univers, il puisse répandre le chaos sur terre?".

Voici la réponse dans le Livre de Celui qui a créé cet univers parfait:


« La corruption est apparue sur la terre et dans la mer à cause de ce que les gens ont accompli de leurs propres mains; afin qu'Allah leur fasse goûter une partie de ce qu'ils ont oeuvré; peut-être reviendront-ils vers Allah » [ Le Coran, sourate les Romains (n° 30): verset 41 ]


Le saint Prophète Muhammad – Paix et Bénédiction soient sur lui- a dit :

« Dieu a 99 Noms et celui qui les gardera en son c½ur en comprenant leur signification entrera au Paradis ».

Parmi Ses Noms, Allah est Le Bâtin : « Le Caché » car on ne peut Le voir (On ne peut voir Dieu dans cette vie d'ici-bas, mais Dieu a promis aux Croyants qu'ils Le verront dans le Paradis [ Le Coran, sourate La Résurrection (no 75) versets 22-23) :



« Les regards ne peuvent L'atteindre, cependant qu'Il saisit tous les regards. Et Il est Le Doux, Le Parfaitement Connaisseur » [ Le Coran, sourate les bestiaux (6), verset 103 ]

Allah est Le Zahir : « L'Apparent », car Il est la cause existentielle de l'univers comme le livre est la preuve de l'existence du scribe, même si nous n'avons ni vu, ni connu celui qui l'a écrit.



A ce propos un savant a dit :

"La Parole de Dieu qui nous est dispensée, que nous lisons, méditons et comprenons, est une preuve de l'existence du Créateur (gloire à Lui), car il est inconcevable qu'une parole existe ex-nihilo !

La Parole de Dieu témoigne donc de Son existence, surtout qu'elle renferme la loi la plus solide et la plus sage que l'homme eût connue et dont il a tiré d'énormes profits. Elle énonce les théories scientifiques les plus vraies, contient de nombreux faits historiques et des prophéties d'une authenticité remarquable.

Aucune de Ses lois n'a manqué d'apporter ses fruits pendant toute cette longue durée malgré le changement du temps et du lieu. Aucune de Ses prédictions n'a failli.

Aucun historien n'a osé démentir un des faits historiques que le Coran a cités en détail et auxquels il a fait allusion.

Une parole si sage et si vraie, la raison ne peut l'attribuer à un mortel, car elle est au-dessus de ses possibilités et du niveau de son savoir.

Donc, n'étant pas la parole de l'homme, elle est celle du Créateur, et prouve Son existence, Sa puissance et Sa sagesse".


Nous terminerons par un magnifique exemple


« Admirez un beau tableau : vous y voyez un lac bleu, des montagnes blanches l'entourant avec de beaux arbres et des fleurs. Au milieu : un magnifique paon qui fait la roue en déployant ses milliers de plumes colorées. » Vous n'avez jamais vu, ni connu celui qui a peint cette ½uvre d'art qui a nécessité plusieurs semaines de travail. Votre raison ne peut jamais admettre qu'il n'y avait pas eu un homme pour la réaliser.

Dieu qui a créé le tableau original, créé le paon qui vit - Le Maître de la création, le Peintre des peintres – diriez-vous dans l'ombre de votre ignorance qu'Il n'existe pas ?



« C'est Lui Dieu, Le Créateur, Celui qui donne un commencement à toute chose, Le Formateur. A Lui les plus beaux noms. Tout ce qui est dans les cieux et la terre Le glorifie. Et c'est Lui le Tout-Puissant, Le Sage. » [Coran, Sourate l'Exode (no 59), verset 24 ]

# Posté le jeudi 10 mai 2007 14:47

Bismillahi Rahmani Rahim: HISTOIRE A MEDITER

Bismillahi Rahmani Rahim: HISTOIRE A MEDITER
En pleine période d'été, dans une chaleur incroyable, un jeune homme, âgé de 17 ans, passe ses lundi et jeudi à jeûner cherchant la Satisfaction de son Seigneur...

Il ne sort pas à la mer comme le font tous les autres car, à cette période, des spectacles impudiques y sont joués...

Il préfère se rendre à la mosquée pour méditer la Noble parole de son Créateur au lieu d'écouter les vaines paroles de chanteurs...

Il aide les personnes en difficulté : les âgés, les pauvres et les nécessiteux...

Il rend service à ses parents et ses proches très volontiers...

Tout cela, à 17 ans...

Des personnes lui ont dit à de nombreuses reprises:

" Pourquoi es-tu si sérieux à ton âge ?! Profite donc de ta jeunesse! Amuse-toi, sort,... "

Il a toujours tenu les mêmes paroles :

" Est-ce qu'une personne âgée pourrait-elle supporter la faim et la soif du jeûne de Ramadhan et le non obligatoire aussi bien qu'une jeune personne ? Pourrait-elle se lever la nuit et prier un long cycle? Sachez que je profite très bien de ma jeunesse!"

En effet, il profite bien de sa jeunesse en maximisant ses bonnes actions et en amassant ses bagages pour l'au-delà.

N'oublions pas que le repentir dans l'agonie ne compte pas...
Il ne faut pas attendre la mort pour enfin vouloir agir...

Comme le confirme le hadith suivant :

Tire bénéfice de cinq choses avant cinq choses :
- ta vie avant ta mort,
ta santé avant ta maladie,
ton temps libre avant ton activité,
ta jeunesse avant ta vieilliesse,
ta richesse avant ta pauvreté -

[ Hadith Authentique rapporté par El Hakim 306/4 ]

Qu'ALLAH nous Guide,
Qu'IL nous comble de savoirs,
amine

# Posté le dimanche 06 mai 2007 15:18

Modifié le mardi 08 mai 2007 13:23

AU NOM DE DIEU LE MISERICORDIEU LE TRES MISERICORDIEU: la guidée dans un avion

AU NOM DE DIEU LE MISERICORDIEU LE TRES MISERICORDIEU: la guidée dans un avion
Je reviens d'un long voyage où Allah a décrété que mon siège dans l'avion devait être près d'un groupe de jeunes hommes insouciants dont les rires et voix étaient trop forts, et l'air rempli de nuages de fumée du fait de leurs cigarettes. Par la sagesse d'Allah azawajal , l'avion était complètement plein et je ne pouvais pas changer de place.

J'ai essayé de m'échapper du problème par le sommeil, mais c'était impossible... Puis lorsque cela était trop, j'ai sorti mon Mus-haf (copie du Qur'aan), et ai commencé à lire ce que je pouvais du Qur'aan dans une voix douce. Peu après que ces jeunes hommes ont commencés à diminuer le bruit, certains d'entre eux ont commencé à lire des journaux, et d'autres sont tombés endormi.

Soudainement l'un d'entre eux dits dans une voix forte, bien qu'il était assis à côté de moi : "Assez! , Assez , Assez!"

J'ai pensé que je l'avais dérangé parce que ma voix était trop forte, ainsi j'ai lui ai fait des excuses et ai continué lire dans un chuchotement que seul je pourrais entendre. Je l'ai vu tenir sa tête dans des ses mains; alors remuant dans son siège, se déplaçant beaucoup, il a soulevé sa tête et m'a dit en colère, "s'il vous plaît, arrêtez, je n'en peux plus là !"

Alors il s'est levé de son siège et s'est éloigné pendant un moment, puis il est revenu, m'a salué avec des salam, et m'a fait des excuses. Il est tombé silencieux, et je n'ai pas su ce qui c'est passé. Mais après un moment il s'est tourné vers moi avec ses yeux plein de larmes et m'a dit dans un chuchotement, "depuis 3 ans ou plus je n'ai pas mis mon front par terre, et je n'ai même pas lu un aayah !

Pendant tout un mois j'ai été en voyage, et il n'y a aucune action mauvaise à laquelle je ne me sois pas livré. Alors je vous ai vu faire la lecture du Qur'aan, mon monde est devenu noir et mon coeur s'est remplis de désespoir. Je me suis senti comme si quelqu'un m'étranglait... J'ai senti chaque aayah que vous lisiez descendre sur mon corps comme un fouet.

Je me suis demandé, pour combien de temps cette négligence continuera-t-elle ? D'où ce chemin te mènera ? Que se produira t-il après ce jeu idiot ? Alors je suis allé aux toilettes, savez-vous pourquoi ? J'ai eu envie de pleurer fort, et je ne pouvais trouver aucun endroit ailleurs pour me cacher de la vue des personnes !"



Je lui ai parlé d'une façon générale au sujet du tawbah (repentance) et du retour de nouveau à Allah , puis il est tombé silencieux.

Quand l'avion a débarqué, il m'a arrêté, et il m'a semblé que il a voulu rester loin de ses compagnons. Il m'a demandé , avec une expression sérieuse sur son visage : "Vous pensez qu'Allah acceptera mon repentir?" J'ai dit : "si vous êtes sincère et sérieux dans votre repentance, alors Allah pardonnera tous vos péchés."

Il a dit, "mais j'ai fait des choses terribles, très terribles."

J'ai dit, "n'avez-vous pas entendu ce qu'Allah indique : { Dis : «Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d'Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c'est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.} [Sourate 39- Az-Zumar (Les groupes) - verset 53 ]



Je l'ai vu sourire de joie, avec ses yeux remplis de larmes, alors il m'adresse des adieux.

Subhana Allaah al-'Azeem ! ( Gloire à Allah )

Quelque soit la grandeur du mal et des péchés d'un homme, au fond de son coeur il reste une graine de qualité. Si seulement nous pouvons l'atteindre et la développer, elle porterait ses fruits, in sha Allaah.

Cette graine de la qualité combat toujours au coeur de l'homme, même lorsqu'elle est couverte par des couches de caprices et de désirs. Quand Allah veut du bien pour son Esclave, il fait briller la lumière de la guidance dans son coeur et le mène au chemin de ceux qui sont guidés.

Allah indique : { Et puis, quiconque Allah veut guider, Il lui ouvre la poitrine à l'Islam . Et quiconque Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et gênée, comme s'il s'efforçait de monter au ciel. Ainsi Allah inflige Sa punition à ceux qui ne croient pas.} [Sourate 6- 125 Al-An'am (Les Bestiaux)]



Ahmad ibn 'Abd al-Rahmaan al-Swiyaan
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# Posté le lundi 30 avril 2007 14:14